Alexis Gaillard

Sa photo est exposée dans la Galerie Porte de Namur

  • Démarche artistique 

Galactical Nature, www.galactical-nature.com, est un univers artistique de compositions photographiques contemporaines traitant de « l’existence et la co-existence des êtres humains avec les éléments naturels tropicaux (l’écorce, l’eau, la roche, la feuille et la lumière) ». En jouant sur la perception de l’inconscient visuel, les créations artistiques prennent place dans les univers urbains par des incursions naturelles sous formes d’œuvres, installations, projections, etc.

 

La démarche photographique utilisée s’apparente au processus d’un scientifique, d’un biologiste ou même d’un botaniste en recherche dans la jungle. Jusqu’à aujourd’hui, c’est en établissant des repérages, des analyses de percées de lumières, etc. à travers les forêts tropicales du Costa Rica et du Panama que l’essence de la création photographique produite a vu le jour.

 

De part le principe de photographier en focus aux heures d’ensoleillement extra, entre 11h et 15h, les éléments naturels travaillés, les lignes et plans photographiques se sont transfigurés. A ces heures, les jeux de sur et sous expositions de lumières, les saturations de couleurs naturelles tropicales, les rendus ombragés, etc. s’entrechoquent et vivent de manière naturelle dans ces espaces. L’optique et l’œil ne sont alors que des intermédiaires qui captent l’instant de la transfiguration de ce « pinceau naturel » vivant.

 

En photographiant les asymétries des dynamiques naturelles avec l’idée comme quoi « l’infiniment petit est infiniment grand », la démarche utilisée a pris toute sa dimension artistique en assemblant de manière séparée et géométrique chacun des cinq éléments travaillés. Tout détail a donc sa propre importance. Même la plus infime des choses peut contenir en elle une myriade de richesses et, dès lors, une nouvelle puissance d’intensité et de vie à travers les compositions et les univers créés.

 

Ces instants, lignes, flux et profondeurs captés et décomposés par le médium nous font aussi renvoyer nos préjugés sur ce qu’est notre Mère Nature. Suite au travail de composition et à l’esthétique du cliché unique de départ, les symboles, les formes, etc. se sont alors  créés en faisant entrevoir de nouvelles dimensions.

 

La technique photographique de composition utilisée produit un effet d’optique selon laquelle l’être perçoit un sentiment d’infinité spatial ainsi qu’une dissolution temporelle dans les rythmes et les formes de la nature.

C’est alors que le « pinceau naturel » se transcende sous forme de grandes « peintures » ou « fresques » photographiques psychédéliques, abstraites, figuratives, sensuelles, etc. L’attraction du champ visuel conscient et inconscient prend alors toute sa forme et sa force ; en quelque sorte par un rendu en 2D faisant ressortir des effets de profondeurs et de 3D.

 

Le projet artistique des œuvres, installations et projections, produites et en cours, prennent leur sens dans les espaces urbains lors d’expositions « open » ou « closed air ». Chaque apparition de cette mutation naturelle est amenée à occuper un espace autre que celui dont il provient.

L’Univers créé se présente alors comme une incursion visuelle et poétique des éléments naturels dans notre environnement urbain.

 

L’expérience des « peintures », des « fresques » photographiques, ainsi que les univers scénographiques de « Galactical Nature » entendent rappeler que c'est de la Terre, lieu d’harmonie, que nous puisons nos ressources intérieures. En son sein, la « co-existence » œuvre sans cesse vers de nouveaux équilibres. Symbole de paix qui impose le respect, elle est un espace vital tant pour nous que pour les générations futures.

 

  • Technique photographique

Alexis D. Gaillard assemble ses prises de vue digitales couleurs dans des compositions opérant par jeux de symétrie. Il crée ainsi techniquement selon son œil et son geste, des « peintures photographiques vivantes » au travers desquelles la perception du rendu naturel atteint une forme qui ouvre de nouvelles dimensions de notre Mère Nature.

 

Pour comprendre adéquatement la technique utilisée, il est indispensable de partir du thème général : « l’existence et la co-existence des êtres humains avec les éléments naturels (l’écorce, l’eau, la roche, la feuille et la lumière) ».

 

L’écorce, l’eau, la roche et la feuille désignent l’« existence ». Ces éléments sont toujours photographiés tels quels sans aucune intervention de l’artiste, à quelques exceptions près où la main du photographe apporte une touche de couleur en rajoutant une feuille ou en donnant une courbe à un élément en vue d’obtenir un rendu ombragé. Toutefois, l’influence ne s’en tient jamais qu’à des déplacements minimes.

 

Le travail graphique qui s’ensuit demeure lui aussi guidé par un souci de simplicité au sens où il s’efforce de réhabiliter l’essence de l’élément tel qu’elle se manifeste dans son plus simple apparat au moment où il est saisi.

 

La lumière, quant à elle, est l’élément qui permet la « co-existence ». Cet univers est différent et semi-naturel. Premièrement, la prise de vue amène une intervention de la part du photographe où il crée de nouvelles formes artificielles de par l’ouverture, la vitesse, les mouvements créés et donnés au boîtier numérique lors du cliché. Deuxièmement, la lumière provient toujours d’un faisceau non naturel diffusé par l’homme : bougie, lampe, réverbère, etc. Par après, cette lumière se réverbère sur un élément naturel tel que l’eau, le bois, la pierre, etc. Troisièmement, lors du travail graphique, le cliché peut être complètement retravaillé au niveau des pigments, des filtres de couleurs, des contrastes, etc.

 

Une fois la photographie unique obtenue, il suffit, géométriquement et sans aucune distorsion du cliché ou autre traitement graphique, de dupliquer l’image unique afin de l’agencer selon des jeux de symétries. A nouveau le mode spécifique de traitement est essentiel : l’objectif étant davantage de donner la parole à la nature, toute altération et tout type d’effets graphiques liés à une transformation de l’image de base ont été écartés. Les peintures photographiques finalement obtenues consistent en définitive simplement en collages.

La technique utilisée photographie la plupart du temps cette Mère Nature à ses heures d’ensoleillement et de lumière les plus denses. Ainsi, la richesse des éléments et de leurs pigments surgissent des lumières naturelles qui traversent et frappent la jungle. La majorité du temps, les éléments naturels ont été photographiés entre 11h et 15h, à ces moments de la journée où la percée de lumière apparaît sous sa plus haute densité, lorsque les langages de couleurs, les sur et sous-expositions et les formes prennent vie. Le pinceau naturel transmet alors ses énergies ; l’infiniment petit génère une myriade de dynamiques et de couleurs dignes des plus grandes œuvres d’art picturales. Ce qui paraît être artificiel et surnaturel prend alors toute sa force, sa vitalité et sa réalité dans le rendu des créations.

 

  • Mère nature, source d’équilibre

La Nature est un univers en mouvement perpétuel. D’inlassables mutations y opèrent qui la caractérisent dans son élan vital comme un foisonnement créateur de nouvelles manifestations, de nouveaux agencements de ses éléments et de nouvelles transactions entre les énergies naturelles.

 

Au-delà des tensions, des asymétries et des résistances qui y prennent place, elle est marquée par des rythmes qui évoluent sans cesse vers de nouveaux équilibres, tout en permettant la cohabitation des êtres vivants. Symbole de paix et d’harmonie, elle procure cette sensation de sérénité, de paix intérieure qui fait tant défaut à l’atmosphère asphyxiante et oppressante de la vie urbaine. À l’inverse de la ville, les espaces naturels sont des endroits qui permettent à chacun de rééquilibrer ses énergies, de se refaire une santé autant que de s’écouter. C'est de la Terre, lieu d’harmonie, que nous puisons nos énergies, et c’est en elle que nous pouvons nous ressourcer spirituellement, psychiquement et physiologiquement.

 

Mère Nature est aussi une nourriture odorante, auditive, gustative mais aussi et surtout visuelle pour chacun d’entre nous. Depuis des siècles, la robe des éléments naturels exhibe des gammes de couleurs variées, des formes et des motifs exubérants. Cette richesse de pigments, de lignes et d’harmonies porte à croire qu’il s’agit là d’une « peinture vivante » au sens où, d’une saison à l’autre, des premières lueurs de l’aube au soleil de midi et jusqu’au déclin de l’astre solaire, que le ciel soit dégagé ou enclin à l’orage, la Nature se révèle au voyageur attentif sous une quantité infinie de perceptions. Selon la luminosité, Dame Nature revêtit des robes et génère des dynamiques les plus diverses, produisant ainsi un spectre infini de perceptions.

 

Cette richesse naturelle autant que perceptive, expression de pureté et de co-existence équilibrée, constitue de ce fait un héritage, un legs que l’art peut contribuer à transmettre, voire à préserver. Cette impression de zen qui ressort du corps-à-corps avec les éléments naturels, ce langage de paix et de symbiose par lequel s’exprime la nature et qui interpelle tout un chacun, l’art a la vertu de le refléter et de le transmettre à un autre niveau en ce qu’il porte cette création vivante jusque dans la sphère de la création artistique.

 

  • Parcours

En 1997, directement après ses études secondaires, Alexis D. Gaillard part au Costa Rica pour y apprendre l’espagnol, la culture hispanique, un autre mode de vie et les splendeurs naturelles de ce magnifique  pays.

 

Revenu en Belgique, il suit une formation commerciale à l’« I.C.H.E.C.-I.S.C. Saint Louis » au bout de laquelle il écrit, avec deux compagnons de cours, un mémoire sur « l’étude de faisabilité d’implémentation d’un Réseau Européen Artistique et Culturel ».

 

Durant ses études, Alexis D. Gaillard décide d’ajouter une corde à son arc en se penchant sur les économies informelles des pays émergents. Il travaille alors comme stagiaire au service communication de l’O.N.G. SOS Faim qui s’intéresse aux systèmes de micro-crédit et d’organisation paysanne de partenaires d’Afrique et d’Amérique Latine.

 

En 2000, à 22 ans, Alexis s’engage dans le monde réel. Au sein de l’asbl Trans-Mission, il coordonne et conceptualise durant deux années le 4ème Forum pour l'Action Sociale et Humanitaire, aujourd’hui le F.L.A.S.H., dont la mission est d’orienter, d’informer, de sensibiliser et d’éduquer à la citoyenneté nationale et mondiale. Suite à l’événement de 2002, il en profite alors pour conceptualiser l’eService « Social aXess », une plate-forme de communication au service du monde social et humanitaire ; résultat gratifiant, l’équipe représentante du concept est lauréate au concours « Start Academy  2003 » de l’ECULB.

 

En parallèle de sa consultance pour la 5ème   édition du F.L.A.S.H., Alexis poursuit sa voie dans le monde artistique en se lançant comme chercheur pour la Région de Bruxelles Capitale dans le projet de la spin-off « Alpharts » ; concept qui offre à partir de Bruxelles des outils et des événements promotionnels aux artistes 2D européens en quête de visibilité.

 

Pour fermer temporairement la boucle, Alexis retourne finalement au Costa-Rica début janvier 2005 afin d’y travailler comme stratège dans le secteur de l’architecture écologique, gardant tout de même un pied en Europe par sa consultance stratégique pour le conseil d’administration de l’asbl Trans-Mission.

En parallèle, il découvre, expérimente et conçoit le monde artistique et initiatique de « Galactical Nature ». Suite à sa démission début février 2006, il décide alors de partir vivre dans la jungle tropicale pour être en synergie avec les éléments naturels et concrétiser sa création photographique.

 

« Galactical Nature » est finalement et tout simplement la première synthèse artistique des centres d’intérêts d’Alexis D. Gaillard : l’environnement naturel, l’art, la photographie, le développement durable et l’épanouissement de l’humain dans toutes ses dimensions relationnelles.